
Les poètes
215 poètes, du Moyen Âge à aujourd'hui. Chacun a son portrait, et derrière son nom, tous ses poèmes publiés sur le site.
XIVe siècle
- Christine de Pisanvers 1364 — vers 1430Ses poèmes →Seulette, et vivant de sa plume
XVe siècle
- Charles d’Orléans1394 — 1465Ses poèmes →Le prisonnier qui a fait le printemps
- François Villon1431 — après 1463Ses poèmes →Le premier qui ait écrit avec sa peau
XVIe siècle
- Joachim Du Bellayvers 1522 — 1560Ses poèmes →Celui qui a défendu le français et fini en latin
- Louise Labévers 1524 — 1566Ses poèmes →La Belle Cordière, qui a écrit le désir avant qu’on l’y autorise
- Pierre de Ronsard1524 — 1585Ses poèmes →Le sourd qui a donné sa langue à la France
- François de Malherbe1555 — 1628Ses poèmes →Celui qui a mis la langue française au pas
- François Béroalde de Verville1556 — 1626Ses poèmes →Chanoine, alchimiste, et auteur du livre le plus fou du siècle
- Mathurin Régnier1573 — 1613Ses poèmes →Celui qui s’est laissé aller doucement
XVIIe siècle
- Jean-Baptiste Chassignetvers 1571 — 1635Ses poèmes →Vingt-trois ans, et déjà tout dit sur la mort
- Jean Auvrayvers 1580 — avant 1624Ses poèmes →Le plus grossier des poètes de Rouen, et il savait écrire
- Tristan L’Hermitevers 1601 — 1655Ses poèmes →Le poète qui a tout perdu au jeu
- Isaac de Benserade1613 — 1691Ses poèmes →Celui qui faisait danser le Roi
- Jean de La Fontaine1621 — 1695Ses poèmes →Le fabuliste qu’on a désarmé à l’école
- Nicolas Boileau1636 — 1711Ses poèmes →Le législateur, pris en flagrant délit de méchanceté
XVIIIe siècle
- Alexis Piron1689 — 1773Ses poèmes →Celui que son épigramme a privé de l’Académie
- Voltaire1694 — 1778Ses poèmes →Celui qui se croyait d’abord poète
- Jean-Joseph Vadé1720 — 1757Ses poèmes →Il a mis les Halles en vers, et inventé un genre
- Évariste de Parny1753 — 1814Ses poèmes →Le créole qui a appris la langue française à murmurer
- Jean-Pierre Claris de Florian1755 — 1794Ses poèmes →Celui qui a écrit « Pour vivre heureux, vivons cachés »
- Jean-Pierre Louis de Fontanes1757 — 1821Ses poèmes →Celui qui a lancé Chateaubriand et s’est effacé derrière
- William Blake1757 — 1827Ses poèmes →Graveur, visionnaire, et personne ne l’a cru de son vivant
- André Chénier1762 — 1794Ses poèmes →Celui qui avait quelque chose là
XIXe siècle
- Louis-Ange Pitou1767 — 1846Ses poèmes →Le chansonnier des rues, déporté à Cayenne pour ses couplets
- François-René de Chateaubriand1768 — 1848Ses poèmes →Le plus grand prosateur français, en vers
- Pierre-Jean de Béranger1780 — 1857Ses poèmes →Le poète que toute la France chantait
- Marceline Desbordes-Valmore1786 — 1859Ses poèmes →Celle qui écrivait pourtant
- Ulric Guttinguer1787 — 1866Ses poèmes →L’ami dont Musset a fait un personnage, et qui écrivait aussi
- Alphonse de Lamartine1790 — 1869Ses poèmes →Le premier romantique, et le plus endetté
- Amable Tastu1795 — 1885Ses poèmes →La gloire romantique qui a fini par écrire des manuels scolaires
- Alfred de Vigny1797 — 1863Ses poèmes →« Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse »
- Victor Hugo1802 — 1885Ses poèmes →L’homme qui ne pouvait pas se taire
- Auguste Brizeux1803 — 1858Ses poèmes →Celui qui a écrit la Bretagne avant le folklore
- Auguste Barbier1805 — 1882Ses poèmes →L’homme d’un seul livre, qui en a écrit trois autres
- Théodore Weustenraad1805 — 1849Ses poèmes →Le premier à avoir mis une machine à vapeur en alexandrins
- André Van Hasselt1806 — 1874Ses poèmes →Le Hollandais qui a voulu donner un rythme neuf au français
- Gérard de Nerval1808 — 1855Ses poèmes →Douze sonnets qu’on n’a jamais fini de lire
- Xavier Forneret1809 — 1884Ses poèmes →« L’homme noir », que les surréalistes ont exhumé
- Alfred de Musset1810 — 1857Ses poèmes →L’enfant terrible qui a vieilli avant tout le monde
- Louise Colet1810 — 1876Ses poèmes →Quatre prix de l’Académie, et l’histoire ne retient qu’un amant
- Anaïs Ségalas1811 — 1893Ses poèmes →Elle a écrit contre l’esclavage quand cela ne se faisait pas
- Théophile Gautier1811 — 1872Ses poèmes →L’orfèvre condamné au journal
- Alphonse Esquiros1812 — 1876Ses poèmes →Poète, prisonnier, député, préfet — dans cet ordre
- Frédéric Monneron1813 — 1837Ses poèmes →Vingt-quatre ans, et la Suisse pour tout royaume
- Joseph Autran1813 — 1877Ses poèmes →Le Marseillais qui a écrit la mer avant tout le monde
- Louise Ackermann1813 — 1890Ses poèmes →Une athée en alexandrins, ce qui ne se faisait pas
- François Fertiault1814 — 1915Ses poèmes →Cent un ans de vie, et il n’a jamais cessé d’écrire
- Auguste Lacaussade1815 — 1897Ses poèmes →Le Créole qu’on n’a pas laissé entrer
- Leconte de Lisle1818 — 1894Ses poèmes →Celui qui a voulu que le poème soit du marbre
- Walt Whitman1819 — 1892Ses poèmes →Celui qui a fait entrer tout le monde dans le poème
- Charles Baudelaire1821 — 1867Ses poèmes →Celui qui a fait entrer la ville dans le poème
- Eugène Imbert1821 — 1898Ses poèmes →Chansonnier, et historien de ceux qui chantaient
- Henri-Frédéric Amiel1821 — 1881Ses poèmes →Dix-sept mille pages de journal, et quelques chansons
- Louis Bouilhet1821 — 1869Ses poèmes →Le premier lecteur de Flaubert
- Louis Ménard1822 — 1901Ses poèmes →Il a découvert le collodion et inventé le paganisme moderne
- Joseph Poisle Desgranges1823 — 1879Ses poèmes →Un poème d’un mot par vers, et cela tient
- Paul Avenel1823 — 1902Ses poèmes →Un chansonnier qui a fait rire contre l’Empire
- Théodore de Banville1823 — 1891Ses poèmes →Le funambule de la rime
- Henri Cantel1825 — 1878Ses poèmes →Un parnassien que la censure a effacé
- Octave Crémazie1827 — 1879Ses poèmes →Le père de la poésie québécoise, mort en exil sous un faux nom
- Emily Dickinson1830 — 1886Ses poèmes →Mille sept cents poèmes cousus à la main, et cachés dans un tiroir
- Frédéric Mistral1830 — 1914Ses poèmes →Prix Nobel pour une langue qu’on interdisait à l’école
- Édouard Pailleron1834 — 1899Ses poèmes →L’auteur à succès dont personne ne lit les vers
- Camille Saint-Saëns1835 — 1921Ses poèmes →Le musicien qui rimait en cachette
- Armand Silvestre1837 — 1901Ses poèmes →Le parnassien qui a fini en amuseur, et qu’on ne juge que là-dessus
- Léon Dierx1838 — 1912Ses poèmes →Prince des poètes, et personne ne le lit
- Albert Glatigny1839 — 1873Ses poèmes →Le comédien ambulant qui rimait sur les routes
- Ernest d’Hervilly1839 — 1911Ses poèmes →Un parnassien qui a préféré faire rire
- Louis Fréchette1839 — 1908Ses poèmes →Le Hugo du Canada français, et il le voulait
- Sully Prudhomme1839 — 1907Ses poèmes →Le premier prix Nobel, et le plus moqué
- Albert Mérat1840 — 1909Ses poèmes →L’homme qu’un bouquet a remplacé
- Prosper Jourdan1840 — 1866Ses poèmes →Mort à vingt-six ans, publié par les siens
- Catulle Mendès1841 — 1909Ses poèmes →L’homme qui était partout, et qu’on ne lit nulle part
- Charles Cros1842 — 1888Ses poèmes →L’inventeur du phonographe, qu’on n’a pas écouté
- François Coppée1842 — 1908Ses poèmes →Le poète le plus aimé de France, et le plus moqué ensuite
- José-Maria de Heredia1842 — 1905Ses poèmes →Trente ans pour cent dix-huit sonnets
- Stéphane Mallarmé1842 — 1898Ses poèmes →Le professeur d’anglais qui a rendu la poésie difficile
- Paul Haag1843 — 1911Ses poèmes →Le Livre d’un inconnu, qui ne l’était pas
- Anatole France1844 — 1924Ses poèmes →Le prosateur qui a commencé par le marbre
- Frédéric Nietzsche1844 — 1900Ses poèmes →Le philosophe au marteau, et des vers de jeune homme triste
- Paul Verlaine1844 — 1896Ses poèmes →Le prince des poètes, à l’hôpital
- Louisa Siefert1845 — 1877Ses poèmes →Celle que Rimbaud comparait à Sophocle
- Tristan Corbière1845 — 1875Ses poèmes →Mort inconnu à vingt-neuf ans, exhumé par Verlaine
- François Fabié1846 — 1928Ses poèmes →Fils de bûcheron, et il n’a jamais écrit autre chose
- Louis Tiercelin1846 — 1915Ses poèmes →Il a voulu que la Bretagne ait ses poètes, et il les a publiés
- Maurice Rollinat1846 — 1903Ses poèmes →Le pianiste des névroses
- Gabriel Vicaire1848 — 1900Ses poèmes →Il a inventé un faux poète pour se moquer des vrais
- Jacques Normand1848 — 1931Ses poèmes →Celui qui a mis 1870 en alexandrins
- Jean Aicard1848 — 1921Ses poèmes →Celui qui prêtait sa voix aux vaincus
- Raoul Ponchon1848 — 1937Ses poèmes →Un poème par jour, pendant cinquante ans
- Ernest Dupuy1849 — 1918Ses poèmes →Un universitaire qui écrivait des apocalypses
- Georges de Porto-Riche1849 — 1930Ses poèmes →Il n’a écrit qu’un seul sujet, et il l’a épuisé
- Jean Richepin1849 — 1926Ses poèmes →Le Roi des Gueux, reçu sous la Coupole
- Guy de Maupassant1850 — 1893Ses poèmes →Le maître de la nouvelle, poursuivi pour un poème
- Nérée Beauchemin1850 — 1931Ses poèmes →Le médecin de campagne qui écrivait le Québec
- William Chapman1850 — 1917Ses poèmes →Le poète québécois qui a passé sa vie à en attaquer un autre
- Zénon Fière1850 — 1921Ses poèmes →Un nom qu’on croirait inventé, et des vers qui ne le sont pas
- Aristide Bruant1851 — 1925Ses poèmes →Celui qui a fait entrer l’argot dans la chanson
- Germain Nouveau1851 — 1920Ses poèmes →Celui qui a choisi de mendier
- Théodore Hannon1851 — 1916Ses poèmes →Le décadent de Bruxelles
- Victor Billaud1852 — 1936Ses poèmes →Imprimeur à Royan, et il a imprimé ses propres vers
- André de Guerne1853 — 1912Ses poèmes →Celui qui a voulu écrire toutes les religions du monde
- Alexandre Macédonski1854 — 1920Ses poèmes →Le symboliste roumain qui a voulu conquérir Paris
- Arthur Rimbaud1854 — 1891Ses poèmes →Celui qui s’est arrêté à vingt ans
- Daniel Lesueur1854 — 1921Ses poèmes →Une romancière à succès sous un nom d’homme
- Georges Eekhoud1854 — 1927Ses poèmes →Le romancier qu’on a jugé, et qui avait commencé en vers
- Jean-Baptiste Caouette1854 — 1922Ses poèmes →Le poète de la ville de Québec
- Laurent Tailhade1854 — 1919Ses poèmes →L’homme d’une phrase, qu’il a payée d’un œil
- Georges Rodenbach1855 — 1898Ses poèmes →Celui qui a inventé Bruges-la-Morte
- Jean Lorrain1855 — 1906Ses poèmes →Le chroniqueur qui s’est brûlé à l’éther
- Maurice Bouchor1855 — 1929Ses poèmes →Une chanson que tout le monde chante, un nom que personne ne dit
- Émile Verhaeren1855 — 1916Ses poèmes →Celui qui a vu la ville manger la plaine
- Edmond Haraucourt1856 — 1941Ses poèmes →Celui dont on connaît un vers et rien d’autre
- Eugène Godin1856 — 1942Ses poèmes →Un satirique en vers, qui discutait politique au comptoir
- Jean Moréas1856 — 1910Ses poèmes →Celui qui a nommé le symbolisme et s’en est allé
- Maurice Mac-Nab1856 — 1889Ses poèmes →Le Chat Noir, et des fœtus dans des bocaux
- Émile Trolliet1856 — 1903Ses poèmes →Un poète du Dauphiné, et rien que du Dauphiné
- Marie Krysinska1857 — 1908Ses poèmes →Celle à qui l’on a repris le vers libre
- Albert Samain1858 — 1900Ses poèmes →L’employé de mairie qui rêvait d’infantes
- Charles-Théophile Féret1858 — 1928Ses poèmes →Le Normand qui voulait une littérature normande
- Remy de Gourmont1858 — 1915Ses poèmes →L’homme qui s’est caché pour mieux voir
- Gustave Kahn1859 — 1936Ses poèmes →Celui qui revendiquait d’avoir libéré le vers
- Albert Giraud1860 — 1929Ses poèmes →Celui dont Schoenberg a fait un chef-d’œuvre
- John-Antoine Nau1860 — 1918Ses poèmes →Le tout premier prix Goncourt, et personne ne s’en souvient
- Jules Laforgue1860 — 1887Ses poèmes →Vingt-sept ans, et tout le siècle à venir
- Max Waller1860 — 1889Ses poèmes →Il a fondé la littérature belge et il est mort à vingt-neuf ans
- Charles Van Lerberghe1861 — 1907Ses poèmes →Celui qui a fait chanter Ève
- Max Elskamp1862 — 1931Ses poèmes →Un Flamand qui priait en français
- Charles Le Goffic1863 — 1932Ses poèmes →Le Breton qui a écrit la mer du dedans
- Constantin Cavafy1863 — 1933Ses poèmes →Un employé de bureau d’Alexandrie, qui écrivait l’Histoire au présent
- Jacques Ferny1863 — 1936Ses poèmes →Le chansonnier qui lisait le journal du matin et le chantait le soir
- Maurice Vaucaire1863 — 1918Ses poèmes →Le poète qui a donné sa langue à Puccini
- Stuart Merrill1863 — 1915Ses poèmes →Celui qui voulait que le vers soit une gamme
- Émilie Arnal1863 — 1935Ses poèmes →La Maison de granit, ou l’amour dit à mots couverts
- Maurice du Plessys1864 — 1924Ses poèmes →Il a voulu ramener la France à Ronsard, et il est mort à l’hospice
- Pierre Quillard1864 — 1912Ses poèmes →Le symboliste qui a quitté le rêve pour les vivants
- Charles Fuster1866 — 1929Ses poèmes →Un Suisse à Paris, et des vers de conviction
- Michel Abadie1866 — 1922Ses poèmes →Un Béarnais chez les naturistes de 1900
- Éphraïm Mikhaël1866 — 1890Ses poèmes →Vingt-quatre ans, et le symbolisme avait déjà son chef-d’œuvre
- Paul-Jean Toulet1867 — 1920Ses poèmes →L’inventeur de la contrerime
- Edmond Rostand1868 — 1918Ses poèmes →Celui que Cyrano a effacé
- Théodore Botrel1868 — 1925Ses poèmes →Le chansonnier breton devenu barde des armées
- Charles Gill1871 — 1918Ses poèmes →Peintre de métier, et un poème qu’il n’a jamais fini
- Henry Bataille1872 — 1922Ses poèmes →Le dramaturge à succès qui voulait qu’on lise ses vers
- Alfred Jarry1873 — 1907Ses poèmes →Il a inventé un mot, et il est mort dedans
- Charles Guérin1873 — 1907Ses poèmes →Trente-quatre ans, et la foi qu’il ne retrouvait pas
- Joachim Gasquet1873 — 1921Ses poèmes →L’ami de Cézanne, qui a écrit sur lui le meilleur livre
- Jean Canora1877 — 1912Ses poèmes →Des chansons d’amour, et un hymne à Auguste Comte
- Renée Vivien1877 — 1909Ses poèmes →Celle qui voulut mourir en grec
- Guillaume Apollinaire1880 — 1918Ses poèmes →Celui qui a retiré la ponctuation
XXe siècle
- Jacques Madeleine1859 — 1941Ses poèmes →Un technicien du vers, dans le siècle qui l’a démoli
- Fernand Mazade1861 — 1939Ses poèmes →Le Midi, sans une once de soleil facile
- Maurice Maeterlinck1862 — 1949Ses poèmes →Le prix Nobel qu’on ne lit plus, et qui avait tout inventé
- Alice Véga1863 — 1950Ses poèmes →La foi, la guerre, et l’amour qui ne meurt pas
- Georges Fourest1864 — 1945Ses poèmes →Celui qui a pris la poésie au sérieux en s’en moquant
- Henri de Régnier1864 — 1936Ses poèmes →Le roi sans couronne des jardins vides
- Rudyard Kipling1865 — 1936Ses poèmes →Il a donné la parole au soldat de deuxième classe
- Rosemonde Gérard1866 — 1953Ses poèmes →Deux vers que tout le monde connaît, sous un nom que personne ne sait
- Jehan Rictus1867 — 1933Ses poèmes →Il a écrit la langue qu’on parlait vraiment dans la rue
- Valère Gille1867 — 1950Ses poèmes →Le Belge qui a choisi la Grèce
- Francis Jammes1868 — 1938Ses poèmes →Le poète des ânes et de la pluie
- Achille Segard1872 — 1936Ses poèmes →Le critique d’art qui écrivait des vers
- Fagus1872 — 1933Ses poèmes →Anarchiste et catholique, employé de préfecture et poète
- Franc-Nohain1872 — 1934Ses poèmes →Celui qui prenait le parapluie au sérieux
- François-Paul Alibert1873 — 1953Ses poèmes →Un classique de Carcassonne, et des livres qu’on ne pouvait pas signer
- Henri Barbusse1873 — 1935Ses poèmes →Avant les tranchées, il écrivait des pleureuses
- Hélène Picard1873 — 1945Ses poèmes →Celle qui a écrit un seul poème d’amour, cent fois
- Lucie Delarue-Mardrus1874 — 1945Ses poèmes →Celle qui revenait toujours à la mer
- Rainer Maria Rilke1875 — 1926Ses poèmes →L’étranger qui a choisi le français pour finir
- Anna de Noailles1876 — 1933Ses poèmes →Un cœur que rien n’assouvissait
- Auguste Gilbert de Voisins1877 — 1939Ses poèmes →Le voyageur qui écrivait petit
- Maurice Magre1877 — 1941Ses poèmes →Celui qui cherchait une porte de sortie
- Albert Lozeau1878 — 1924Ses poèmes →Toute une œuvre écrite d’un lit
- Tancrède de Visan1878 — 1945Ses poèmes →Il a expliqué le symbolisme, et l’a pratiqué en même temps
- Daniel Thaly1879 — 1950Ses poèmes →Celui qui avait la nostalgie de la France
- Francis Picabia1879 — 1953Ses poèmes →Le peintre qui écrivait pour ne rien vouloir dire
- Jules Tremblay1879 — 1927Ses poèmes →Un poète d’Ottawa, en français, ce qui était un combat
- Émile Nelligan1879 — 1941Ses poèmes →Trois ans de poèmes, quarante-deux ans d’asile
- Jacques d’Adelswärd-Fersen1880 — 1923Ses poèmes →L’exilé de Capri
- Henri Deberly1882 — 1947Ses poèmes →Un prix Goncourt qu’on a entièrement oublié
- Cécile Sauvage1883 — 1927Ses poèmes →Celle qui a écrit à son enfant avant de le voir
- Jules Supervielle1884 — 1960Ses poèmes →Un homme entre deux continents, et qui vivait avec son cœur
- Vélimir Khlebnikov1885 — 1922Ses poèmes →Il a voulu refaire la langue, et il est mort sur une paillasse
- May Ziadé1886 — 1941Ses poèmes →Le salon du Caire, la langue française, et l’asile pour finir
- Blaise Cendrars1887 — 1961Ses poèmes →Celui qui a écrit ses poèmes sur le pont d’un bateau
- Fernando Pessoa1888 — 1935Ses poèmes →Celui qui était plusieurs
- Jean Cocteau1889 — 1963Ses poèmes →Celui qui a tout fait, et qu’on n’a jamais cru sérieux
- Tristan Derème1889 — 1941Ses poèmes →Celui qui a fait de la légèreté un métier
- Louis Chadourne1890 — 1925Ses poèmes →Il a fait le tour du monde et il est mort à trente-cinq ans
- Edith Södergran1892 — 1923Ses poèmes →« Je ne suis pas une femme. Je suis neutre. »
- Vladimir Maïakovski1893 — 1930Ses poèmes →Il a donné sa voix à une révolution, qui la lui a reprise
- Gertrud Kolmar1894 — 1943Ses poèmes →Elle a écrit « prends garde », et personne n’a pris garde
- Federico García Lorca1898 — 1936Ses poèmes →Fusillé à trente-huit ans, et jamais retrouvé
- Georges Séféris1900 — 1971Ses poèmes →Diplomate de carrière, et la mémoire d’un pays perdu
- Jacques Prévert1900 — 1977Ses poèmes →Le seul poète français que tout le monde sait par cœur
- Louis Brauquier1900 — 1976Ses poèmes →Employé des Messageries Maritimes, et poète des ports
- Jean-Joseph Rabearivelo1901 — 1937Ses poèmes →Celui qui n’a jamais vu la France dont il écrivait la langue
- Odilon-Jean Périer1901 — 1928Ses poèmes →Mort à vingt-six ans, et déjà entièrement lui-même
- Birago Diop1906 — 1989Ses poèmes →Le vétérinaire qui a rendu les morts présents
- Léon Degrelle1906 — 1994Ses poèmes →Des exhortations de jeunesse, écrites avant le pire
- Cesare Pavese1908 — 1950Ses poèmes →« La mort viendra et elle aura tes yeux »
- Robert Brasillach1909 — 1945Ses poèmes →Les poèmes d’un condamné à mort, qui l’avait bien mérité
- Dox1913 — 1978Ses poèmes →Le poète national de Madagascar, en français dans le texte
- Dylan Thomas1914 — 1953Ses poèmes →Une voix de tonnerre, et trente-neuf ans
- André Frédérique1915 — 1957Ses poèmes →Il faisait rire, et il s’est tué à quarante ans
- Charles Bukowski1920 — 1994Ses poèmes →Trente ans à la poste, et un oiseau bleu dans la poitrine
- Aco Sopov1923 — 1982Ses poèmes →Il a fondé une littérature dans une langue qu’on venait d’autoriser
- Yehuda Amichaï1924 — 2000Ses poèmes →Il a rendu l’hébreu biblique capable de dire un divorce
- Roberto Juarroz1925 — 1995Ses poèmes →Quatorze livres, un seul titre : Poésie verticale
- Tomas Tranströmer1931 — 2015Ses poèmes →Le psychologue de prison qui écrivait quinze poèmes par décennie
- Richard Brautigan1935 — 1984Ses poèmes →La poésie la plus simple du monde, et elle ne console pas
- Franck Venaille1936 — 2018Ses poèmes →Il a écrit avec la voix qui lui manquait
- Louise Glück1943 — 2023Ses poèmes →Une froideur qui fait plus mal que les cris
- Jean-Michel Maulpoixné en 1952Ses poèmes →Il a écrit un livre entier sur une seule couleur
XXIe siècle
- Guillain Méjanené en 1982Ses poèmes →Celui qui voyage sans bouger



















