
Edward Hopper
« Si vous pouviez le dire avec des mots, il n’y aurait aucune raison de le peindre », disait Edward Hopper. C’est pourtant un peintre de lecteurs : il lisait Verlaine et Rimbaud, a illustré Victor Hugo, et Jo, sa future femme, lui récita du Verlaine lors d’une promenade à Gloucester. Il était naturel qu’il trouve sa place sur un site de poèmes. Ce mur couvre toute sa carrière, de 1903 à 1965.
Paris, puis la côte
Né en 1882 à Nyack, dans l’État de New York, formé à l’illustration puis à la New York School of Art, où Robert Henri lui apprend à peindre la vie urbaine, Hopper fait trois séjours à Paris entre 1906 et 1910. Il loge au 48, rue de Lille : la Vue de la cour du 48, rue de Lille, Paris (1906) et l’Escalier au 48, rue de Lille, Paris en témoignent, cette dernière accompagnant ici Écoute-moi, Madeleine de Victor Hugo. Après-midi de juin (1907) et Le bistro (1909) appartiennent à cette période parisienne ; de retour en Amérique, il dira qu’il lui avait fallu des années pour se remettre de l’Europe.
Viennent ensuite les côtes de Nouvelle-Angleterre, qu’il ne cessera de peindre : Le phare de Squam (1912), les ports de Gloucester, le Pont d’un chalutier, Gloucester (1927), la Station de garde-côtes, Two Lights, Maine (1927), Le Long Bord (1930). Dans les années 1920, Hopper se fait connaître par ses aquarelles de maisons mansardées du XIXe siècle, symboles d’un passé révolu : Le Toit mansardé (1923) et Mon toit (1928) sont de celles-là.
L’Amérique en silence
Dans les années 1920, la ville moderne entre dans ses toiles, le plus souvent sans personne : Drugstore (1927), Station-service (1928), Cinq heures du matin (1931), La boucle du pont de Manhattan (1939). Hopper peint les lieux de passage, de commerce, de rencontre, jamais les usines ; ses routes et ses voies ferrées, comme dans Train (1936), disent le voyage et le temps qui passe. Le site a d’ailleurs confié Train à Walt Whitman et à son poème À une locomotive en hiver.
Au centre du mur, Noctambules (1942), son tableau le plus connu : derrière la vitre d’un bar de nuit, deux hommes et une femme au comptoir, chacun absorbé dans ses pensées, sous des néons qui tranchent sur l’obscurité. Hopper disait s’être inspiré d’une nouvelle d’Hemingway, Les Tueurs. La toile accompagne La Prison d’Alfred de Vigny et Tristesse de Marceline Desbordes-Valmore.
La salle se ferme sur Deux comédiens (1965), sa dernière toile, vue en contre-plongée comme une scène de théâtre, avec un Pierrot et un souvenir des Enfants du paradis. Pierrot figurait déjà dans Soir bleu, sa plus grande toile, en 1914 ; Hopper tirait sa révérence avec le personnage de ses débuts. Manquent ici Maison au bord de la voie ferrée, Tôt un dimanche matin et les chambres aux femmes seules.

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Crépuscule – Louisa Siefert · Débandade – Lucie Delarue-Mardrus · Devant un Portrait – Paul Verlaine · IV. Puisque mes yeux ont vu les lieux où tu reposes – Anna de Noailles · L'escalier – Henri de Régnier · La Belle aux désirs dormants – Renée Vivien · Le ciel est sombre – Louisa Siefert · Le glas intérieur – Théophile Gautier · Le terme des pauvres gens – Albert Mérat · Les Jours de Pluie – Émile Verhaeren · Mariage – Émile Verhaeren · Pas de meneurs, s'il vous plait - Charles Bukowski · Une – Paul Éluard
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Ballade des méchantes étoiles – Jean Richepin · Honesta Meretrix – Henri Cantel · Ils ont déjà rempli des sacs – Théodore de Banville · J'aime le souvenir de ces époques nues - Charles Baudelaire · J’ai traversé l’ardent buisson – Charles Van Lerberghe · Le meurtre – Émile Verhaeren · Les récoltes – Émile Verhaeren · Nocturne – Jean Moréas · Poème 38 – Pierre de Ronsard · Quatrain pour le portrait d’Arsène Houssaye – Théophile Gautier · Roses de la mort – Lucie Delarue-Mardrus
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À mon père, guadeloupéen – Francis Jammes · Ah ! je sais !… j’ai trouvé, parmi d’autres surprises – Louis Bouilhet · Chanson du clair de lune – Daniel Thaly · Complainte. – Mathurin Régnier · Dénouons les rubans mauves que tu voulus – Tristan Derème · Des soucks de Tunis – Jean Aicard · Eau qui se presse, qui court – Rainer Maria Rilke · Extase du soir – Maurice Rollinat · Introduction – Armand Silvestre · Je rougis, je pâlis – Isaac de Benserade · L’esprit conquérant souhaitait – Anna de Noailles · La Prière pour tous – Victor Hugo · La source – Marie Krysinska · Lacrymæ sacræ – Daniel Lesueur · Le mort maudit – Jean Richepin · Le Veilleur des graines – Stuart Merrill · Les feuilles mortes - Jacques Prévert · Les Soirs de Grande Fête – Émile Verhaeren · Non, l’univers n’est pas… – Anna de Noailles · Optat se inclusum cum Faustina. – Joachim Du Bellay · Petites misères d’automne – Jules Laforgue · Rue caumartin – Daniel Thaly · Satyre II. – Mathurin Régnier

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Ce Paris, que Paméla – Théodore de Banville · En gibessant toute l'apres disnée – Charles d’Orléans · Enfance – Arthur Rimbaud · Est-elle almée ?... – Arthur Rimbaud · Fable III. – Jean-Pierre Claris de Florian · Floréal – Louisa Siefert · Je me souviendrai de cet automne - Leonardo Sinisgalli · La basilique – Théophile Gautier · La fête de bhavani, qu’on appelle celle qui fait pleurer – Maurice Magre · La Grâce exilée – Guillaume Apollinaire · La Normande – Albert Glatigny · Le fruitier de septembre – Anna de Noailles · Le rêve mort – Albert Lozeau · Le Roi des buveurs – Maurice Rollinat · Le vieux Caporal – Pierre-Jean de Béranger · Les Mauvais Anges – Albert Giraud · Lorsque je souffre encor… – Anna de Noailles · Midi – Albert Samain · Missive – Lucie Delarue-Mardrus · Nostalgie – Anna de Noailles · Palais sous la mer – Renée Vivien · Plus je vis, ô mon Dieu… – Anna de Noailles · Pseudo-sonnet-moratorium – Georges Fourest · Rose, écoute-moi – Jean-Baptiste Caouette · Se d'ami je suis servie – Christine de Pisan · Si tu veux que je te dise – Victor Hugo · Songe absorbant – Auguste Gilbert de Voisins · Toto – Germain Nouveau · Tu n’es donc plus, Esprit – Charles Van Lerberghe · Un soir, en traversant le bois – Paul Avenel


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Coup d’œil – Lucie Delarue-Mardrus · Définition – Auguste Gilbert de Voisins · Dimanches (Mon sort est orphelin…) – Jules Laforgue · Février, gai comme pinson – Jacques Normand · Goûte, me dit le Soir de juin avec douceur – Charles Guérin · Imbécile habitant – Paul Éluard · Jean Sauriol – Louis Fréchette · La Douleur de la princesse – Stuart Merrill · Le parc masqué – Maurice Magre · Le Retour du Marin – Marceline Desbordes-Valmore · Les étrangers - Charles Bukowski · Les Fleurs de Jean-Paul – Marceline Desbordes-Valmore · Madame se levoit – Pierre de Ronsard · Montréal – Jean-Baptiste Caouette · Naviger, 46, 128, 129. – Mathurin Régnier · Noël – Franc-Nohain · Rêve parisien – Charles Baudelaire · Tu as beau entasser monnoye sur monnoye – Jean-Baptiste Chassignet · Un cadeau. — Sonnet d’envoi – Jean Richepin · Un peu de musique – Victor Hugo · Verger – Rainer Maria Rilke
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Collignonne – Raoul Ponchon · Combien de ports pourtant, et dans ces ports – Rainer Maria Rilke · Distiques mous – Laurent Tailhade · J’ai fais un vers de dix-sept pieds ! – Paul Verlaine · Je voy mille beautez – Pierre de Ronsard · L’Aveugle – Théodore de Banville · La Brute – Edmond Haraucourt · La Renaissance mortelle – Armand Silvestre · Le cadre – Charles Baudelaire · Le pays merveilleux – Camille Saint-Saëns · Le Refus – Pierre-Jean de Béranger · Le Salon – Émile Nelligan · Le soir dans les vitres – Georges Rodenbach · Ma douce Helene – Pierre de Ronsard · Or dans les maisons – Max Elskamp · Pensif devant le destin – Victor Hugo · Pierrot – Paul Verlaine · Plus de desplaisir que de joye – Charles d’Orléans · Prix de Rome – Raoul Ponchon · S'amoindrir – Émile Verhaeren · Si je t’aime avec cet excès – Anna de Noailles · Soir (2) – Albert Samain · Sous un masque couvert de meurdres et d’horreur – Jean-Baptiste Chassignet · Tandis que tu reposes sur mon cœur – Charles Van Lerberghe · Vendetta – Tristan Corbière · Villanelle – Stuart Merrill



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L’Amour que chante mon poème – Rosemonde Gérard · L’hiver a cessé : la lumière est tiède – Paul Verlaine · La nuit autour de l’homme – Victor Hugo · Les hommes sont à l’œuvre en leur antre profond – Victor Hugo · Les mots que tu me dis ne comptent pas beaucoup – Anna de Noailles · Tu fus la femme : faible et forte – Henri Barbusse · Tu ne peux rien pour moi, puisque je t’aime – Anna de Noailles


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Quo vadis ? – Théodore Botrel

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Pour aller plus loin
- Hopper, Gallimard, 2012
- Hopper et moi, RMN-Grand Palais, 2012
- 100 chefs-d’oeuvre d’Edward Hopper, Larousse, 2012
Guillain Méjane



















