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Poème 142 – Pierre de Ronsard

Poème 142 – Pierre de Ronsard

Un voile oscur par l’horizon espars
Troubloit le ciel d’une humeur survenue,
Et l’ær crevé d’une gresle menue
Frapoit à bonds les chams de toutes pars:

Desia Vulcan les bras de ses souldars
Hâtoit dépit à leur forge conue,
Et Juppiter dans le creus d’une nue
Armoit sa main de l’éclair de ses dars:
Quand ma Nymfette en simple verdugade
Cueillant des fleurs, des rais de son oeillade
Essuia l’aer grelleus & pluvieus:

Des vens sortis remprisonna les tropes,
Et ralenta les marteaus des Cyclopes,
Et de Jupin rasserena les yeus.

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