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Imbécile habitant – Paul Éluard

Imbécile habitant – Paul Éluard

Visage hors saison,
Visage, vitre et pierre,
Les murs de la maison me ressemblent comme
un masque,
Ils sont fixés à ma chair.

Le soleil développe
Jeune et femme et du mur
De peinture immobile
Sortent des pierres.

Sur les pierres, de gauche à droite,
Un enfant est assis à côté d’un vieillard,
Un visage.

Au loin.
Ma mère
Danse comme une poussière.

AH!

Ah! Mille flammes, un feu, la lumière,
Une ombre!…
Le soleil me suit.

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