
Victor Servranckx
Ses tableaux ne portent presque pas de titre. Opus 2, Opus 8, Opus 11 : Victor Servranckx numérotait ses toiles comme un compositeur, parce qu’il estimait n’avoir pas le droit d’apposer son nom sur une œuvre qu’il avait reçue et seulement transmise. Il se voyait comme une « antenne aux sens affûtés qui capte des images ». Ce mur, presque entièrement composé de ces opus, permet de faire connaissance avec l’un des tout premiers peintres abstraits de Belgique.
Né à Diegem en 1897, il obtient d’abord un diplôme de géomètre, en 1913, avant d’entrer la même année à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles, où ses professeurs le jugent très prometteur. Son père n’aimait pas cette vocation : l’après-midi, Servranckx dessine donc des motifs de papier peint dans la firme où celui-ci est chef de bureau, jusqu’à en devenir le dessinateur en chef. À partir de 1922, René Magritte y travaille avec lui ; ensemble, ils rédigent un manuscrit jamais publié, L’Art pur, qui veut que le sujet d’une peinture soit « logique, économique, et précisément construit ». Magritte s’éloigne peu après de l’abstraction ; Servranckx y restera fidèle jusqu’à sa mort, à Vilvorde, en 1965.
La toile qui ouvre la salle a, pour une fois, un vrai nom : Usine (1920). Elle dit d’où vient cette peinture. Sous l’influence des futuristes italiens et du purisme français, proche de Fernand Léger, Servranckx veut célébrer les progrès techniques du monde industriel ; ses opus suggèrent des machines et des rouages, dans une gamme d’ocres rehaussée de détails vifs. Le site a confié cette usine à Dans le cylindre des tribulations de Paul Éluard : le titre du poème semble sorti de l’atelier.
Opus 11 (1920) et Opus 27 (1923) appartiennent à ces années de formes géométriques lisses et épurées, de compositions symétriques, où les couleurs primaires voisinent avec le gris, le noir et le blanc. Ce sont les deux toiles à regarder de près si l’on veut comprendre ce que Michel Seuphor appelait, à propos de son exposition d’œuvres abstraites à la galerie Giroux, « la première manifestation de l’art abstrait en Belgique ».
Le mur saute ensuite vingt-cinq ans. Opus 8 (1948), Opus 2 et Opus 55 (1955) montrent que les numéros ne suivent pas la chronologie, et que le peintre n’a jamais renoncé à l’abstraction. Manquent ici ses sculptures, comme la sphère ouverte d’Opus 1 (1921), et ses papiers peints Art déco. Il reste l’essentiel : une peinture qui voulait que l’étonnement du spectateur vienne seulement de « l’arrangement des lignes, formes et couleurs ».

Voir les autres
Deux heures du matin – Edmond Rostand · Funérailles – Émile Verhaeren · Ils croyaient que l’amour fini se recommence – Jean Richepin · L'eau – Edmond Rostand · La légende des siècles - André Frédérique · Les Larmes du monde – Maurice Rollinat · Mascha riait aux anges – Paul Éluard · Miss Verveine – Henri Cantel · Ode X – André Chénier · On croyait dans ces temps où le pâtre nocturne – Victor Hugo · Première rencontre du Christ avec le tombeau – Victor Hugo · Richard lesclide, éditeur, 61, rue de Lafayette – Edgar Allan Poe · Toi ! – Marceline Desbordes-Valmore · Veuve – Rainer Maria Rilke
Voir les autres
Attente – Stuart Merrill · Cloches – Émile Verhaeren · Dans le cylindre des tribulations – Paul Éluard · En faveur du parfum – Albert Lozeau · Je ne puis que penser ainsi que l’éléphant – Francis Jammes · L’aile brisée – Renée Vivien · La Couronne mystique. – Alphonse Esquiros · La nuit – Victor Hugo · Le roi fourbe – Victor Hugo · Le Sept Août 1829 – Victor Hugo · Léda – Remy de Gourmont · Les Apaiseurs – Maurice Rollinat · Offrande du batelier – Anna de Noailles
Voir les autres
Condamné - André Frédérique · De moi tu t’es par trop gaussé – Francis Jammes · Dimanche matin – Émile Verhaeren · Dors-tu docilement dans le lit des années… – Renée Vivien · L'ours – Edmond Rostand · La désertion. – Marceline Desbordes-Valmore · Le Dernier martyr – Louis Fréchette · Le Feu follet – Maurice Rollinat · Le secret d’ennuyer est celui de tout dire – Stéphane Mallarmé · Martin vit – Henri-Frédéric Amiel · Porte ouverte – Paul Éluard · Puissance égale bonté – Victor Hugo · Puits de l’Inde ! – Victor Hugo · Vieilles Choses – Rosemonde Gérard
Voir les autres
Belle soirée - Blaise Cendrars · Confession – Anna de Noailles · Elle s’avance, comme je viens – Charles Van Lerberghe · Hérodiade – Théodore de Banville · L'oiseau – Marceline Desbordes-Valmore · L’insinuant – Paul Valéry · La Flûte – Jean Richepin · Le ciel est d’un bleu… – Anna de Noailles · Le Jeu de Paume – André Chénier · Rondeau lyrique – Remy de Gourmont · Soir éternel – Charles Cros · Toujours, à toutes les secondes – Anna de Noailles
Voir les autres
L'habitude – Paul Éluard · L’Électeur embarrassé – Maurice Mac-Nab · L’Entrevue au ruisseau – Marceline Desbordes-Valmore · La Forêt magique – Maurice Rollinat · Le coeur du sergent Léon - André Frédérique · Le museau de vendange – Jean Aicard · Les hommes qui changent – Paul Éluard · Oh ! quand je dors, viens auprès de ma couche – Victor Hugo · Pleine mer – Victor Hugo · Poème 111 – Pierre de Ronsard · Raphael. – Théophile Gautier · Rondeau à Églé – Théodore de Banville · Symbole – Albert Lozeau · Vivre – Renée Vivien
Voir les autres
Fagô deo. – José-Maria de Heredia · Fantômes – Stuart Merrill · Hommage – Remy de Gourmont · L’épouse coupable – Albert Glatigny · La Lune et le Soleil – Théophile Gautier · Le bon Samaritain – Jean Aicard · Le Boucher – Maurice Rollinat · Le Lièvre – Maurice Rollinat · Où l'on perd pif-luisant – Edmond Rostand · Quand tu me parles de gloire – Victor Hugo · Quelqu’un met le holà – Victor Hugo · Un champ de bataille – Victor Hugo · Vous estes le bouquet – Pierre de Ronsard · XCIII. Des arènes de fleurs brillant auprès des portes – Anna de NoaillesGuillain Méjane



















