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Le roseau – Jean Aicard

Le voyageur en noir, Leon Dillon (1971)

Tableau : Le voyageur en noir, Leon Dillon, 1971

Lorsqu’il eut dans la main le roseau dérisoire
Et sur le front l’affreux diadème sanglant,
Tous riaient, lui disant: «O roi brillant de gloire,
Ton peuple prosterné te salue en tremblant.»

–«Les peuples et les rois ont une même mère,
Leur dit-il. L’esprit seul est durable et seul fort;
La couronne des rois n’est qu’un signe éphémère,
Et mon faible roseau va défier la mort.»

LV

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