Préface de Charles Asselineau – Louisa Siefert
Que toute jeune fille à mon âge imagine ?
Quel rêve, encor plus doux que celui de l’amour !
Des larmes sourdent presque au bord de ma paupière
Quand je songe à l’enfant qui me rendrait si fière,
Et que je n’aurai pas, que je n’aurai jamais,
Car l’avenir, cruel en celui que j’aimais,
De cette enfant aussi veut que je désespère…
Jamais on ne dira de moi : C’est une mère.
Non, non, je ne suis pas de ces femmes qui meurent,
Et qui font ce dernier plaisir à leurs bourreaux !
Pourquoi
Ton cœur bat-il si fort, s’il ne bat pas pour moi ?
(Amour)
Ton souffle impérieux a passé sur mon âme.
Quand mon masque s’en va décollé par mes pleurs…
Ah ! toi, l’indifférent, tu souffres à ton tour !
Tu m’as trop bien appris que l’empire est aux forts.
Allons, ce sacrifice encore,
Et puis tout sera consommé !