
La femme – Jean Aicard

Cherchez l’éternel, même en l’amour éphémère;
Prenez garde à la femme, aux chaînes de ses mains
Ses lourds cheveux sont des liens; elle est amère
Comme la mort. Veillez, ô faibles cœurs humains.
Certains hommes sont nés sans la puissance d’homme;
D’autres sont mutilés en arrivant au jour;
D’autres, cherchant la loi de Celui que tout nomme,
Oublîront les amours pour mieux trouver l’amour.
Amis, la chair est faible; elle est aisément lâche
Quand la femme l’appelle et lui dit: «Reste là!»
Samson était marqué pour une grande tâche:
Prenez garde aux ciseaux des sœurs de Dalila!
Vous abandonnerez cependant mère et père,
O chastes épousés, pour ne faire qu’un seul,
Puis de vous sortira l’avenir qu’on espère,
Puis Dieu vous roulera dans le même linceul.
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