
Imitées de celles du romancero – Théophile Gautier

Monté sur son fidèle barbe
Vêtu d’un albornez d’āzūr,
Emblème d’amour et de foi,
Le vaillant Grenadin Gāzūl
Passait sur la Vivarambla.
Il était si beau que chācūn
Se retournait en le voyant.
A son balcon, Fatmé lā brūne
Prenait le frais avec ses femmes.
Le More au milieu de lā rūe
Arrêtant son cheval lancé,
Sur ses étriers d’or s’āssūre,
Et, se haussant jusqu’au balcon,
Dit:–Toi qui luis comme lā lūne
Au milieu des étoiles d’or,
Fatmé, perle de la nātūre,
Fleur du Xenil et de l’Espagne,
Réponds à mes feux je t’āssūre,
Par jour, trois têtes de chrétien!
–Sur mes genoux, vaillant Gāzūl,
Pose la tienne chaque soir,
Et je te promets, sans pārjūre,
De t’adorer jusqu’au matin!























