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Chanson tendre – Marie Krysinska

Les trois arbres, Rembrandt (1643)

Tableau : Les trois arbres, Rembrandt, 1643

Laissons gémir le Vent d’Hiver
Puisqu’un Soleil plus empourpré
Que les Soleils de Juillet
Flambe dans nos cœurs qui se parlent de tout près.

Laissons neiger les éphémères fleurs
Des pommiers poudrés de Printemps ; —
Un Avril éternel fleurit nos chers bonheurs.

Laissons défaillir les feuillages accablés
Par la chaude étreinte de l’Été ; —
Une langueur plus exquise nous retient enlacés.

Laissons pleurer le Ciel d’Automne
Puisque des pleurs d’extase baignent nos yeux ravis,
Et que plus tendrement encore nous unit
La trois fois chère Mélancolie.

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