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Les mains blanches. – Marceline Desbordes-Valmore

Les mains blanches. – Marceline Desbordes-Valmore

Adrien était un enfant soigneux. Il tenait ses habits en ordre, il avait
une brosse pour les brosser lui-même. Aussi, tout le monde lui disait
souvent–Adrien, tu as donc un habit neuf! sa mère l’aimait, elle en
était fière: car un enfant qui aime la propreté est un bien bel enfant!
Il ne courait point exprès dans la boue. Personne ne se rappelle avoir
jamais vu une tache sur les vêtements ou sur les mains d’Adrien qui
avait alors quatre ans. Donc sa mère avait un plaisir infini quand il
les passait à son cou, dans un transport caressant. Le plus beau collier
d’or lui eût semblé moins précieux que les petites mains toujours
blanches et bien lavés d’Adrien!

La propreté est la parure de tous les âges.

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