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Tu crains de confesser tes imperfections – Jean Moréas

Cimetière, Marc Chagall (1917)

Tableau : Cimetière, Marc Chagall, 1917

Tu crains de confesser tes imperfections ;
Tu pleures, pauvre sot, sur ta force perdue.
Je veux dix fois le jour haïr mes actions
En couronnant de fleurs ma tête entrechenue.

Muse, pour tes vrais fils aujourd’hui c’est demain !
Mais si leur cœur descend au niveau de la foule,
Ce bon vin plein d’ardeur qu’ils buvaient dans ta main
Tourne comme du lait et comme une eau s’écoule.

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