Sélectionner une page

Puis violon haussé d’un ton – Max Elskamp

Un parc la nuit, József Rippl-Rónai (1893)

Tableau : Un parc la nuit, József Rippl-Rónai, 1893

Puis violon
haussé d’un ton,
— c’est dans le cahier à chanter —
alors le très vieux boulanger
qui bat sa femme
nue corps et âme,

et violon
baissé d’un ton,
c’est le soleil avec la pluie,
emménageant la diablerie
d’une kermesse
sans cloche ou messe.

Puis violons
trop doux et bons
aux maisons de mauvaise vie,
c’est à l’amour, jusqu’à la lie,
les matelots
suivant leur lot ;

et violons,
accordéons,
et musiques à l’unisson
des couteaux en l’honneur des femmes,
lors c’est chanson
à fendre l’âme.

Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié

Archives par mois