
Histoire de l’abbé de Bucquoy – Gérard de Nerval

« Combattant l’Espagne et la France,
Vous trouverez capot… Quinte et Quatorze en main ! »
Nous ferons un repic… et l’Espagne et la France
Se trouveront capot… Quinte et Quatorze en main.
Sous Fouquet, qu’on regrette encor,
L’on jouissait du siècle d’or ;
Le siècle d’argent vint ensuite,
Qui fit naître Colbert ; concevant du chagrin,
L’ignare Pelletier, par sa fade conduite,
Amena le siècle d’airain ;
Et la France, aujourd’hui sans argent et sans pain,
Au siècle de fer est réduite
Sous le vorace Pontchartrain !
Louis doit se consoler de perdre par la guerre
Milan, Naples, Sicile, Espagne et Pays-Bas :
Avec la Maintenon, ce prince n’a-t-il pas
Le reste de toute la terre !
Le voilà mis dans le cavot (sic) ;
C’est donc la fin de son histoire ;
Mais, pour épargner sa mémoire,
Le flatte bien qui n’en dit mot.






















