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Princesse d’adieu qui se lève – Henri Barbusse

Le 14 juillet à Saint-Tropez, Henri Manguin (1905)

Tableau : Le 14 juillet à Saint-Tropez, Henri Manguin, 1905

Princesse d’adieu qui se lève,
Drapée, innocente à l’hiver.
Oh ! donne-moi ta main de rêve
Par-dessus ce que j’ai souffert.

Novembre est pâle sur la grève :
Le vent d’horizon pleure tout.
Petit enfant du mauvais rêve
Qui t’en vas en baissant ton cou.

Oh ! cherche la paix la meilleure
Au bout de ce grand soir brouillé…
Moi j’ai senti le vent qui pleure,
Et comme un pauvre j’ai tremblé.

Il est tard, et j’ai peur de l’heure,
Je me suis relevé tout droit.
Oh ! l’enfer de la paix m’effleure…
Il est tard, et ma lampe a froid.

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