
Au plus fort de ma maladie – Charles d’Orléans
Tableau : Jardin fleuri, Gustav Klimt, 1897
Au plus fort de ma maladie
Des fievres de merencolie,
Quant d’anuy j’ay frissonné fort,
J’entre en chaleur de desconfort
Qui me met tout en resverie;
Lors je jangle mainte folie,
Et meurs de soif de chiere lie,
De mourir seroye d’accort.
Au plus fort, etc.
Adoncques me tient compaignie
Espoir, dont je le remercie,
Qui de me guérir se fait fort;
Disant que n’ay garde de mort,
Et qu’en riens je ne m’en soussie.
Au plus fort, etc.
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