Sélectionner une page

Les trottoirs gris déambulent sous mes errances – Guillain Méjane

Paris, café de la Paix, Constantin Korovine (1906)

Tableau : Paris, café de la Paix, Constantin Korovine, 1906

Les trottoirs gris déambulent sous mes errances. Le jour est flou, l’obscurité s’en saisit et l’emporte plus haut. Une nuit en clarté légère occupe la ville. Le réverbère incliné clignote, imprime sa fréquence autour.

Un battement, un champ d’étoiles. Un autre, la rue dans l’air tendre. Un battement, l’amas gazeux tourmenté. Un dernier, je suis devant ma porte. L’univers s’est éteint après mon passage.

Archives par mois