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La coupe de douleur où je me désaltère – Jean Moréas

Lever de soleil, Otto Dix (1913)

Tableau : Lever de soleil, Otto Dix, 1913

La coupe de douleur où je me désaltère,
Douce comme le miel,
Emprunte d’ici-bas, certes, le caractère
Le plus substantiel.

La vie est la fumée et la mort est son ombre ;
Intérêts, capitaux,
Tout est dans la balance : il faut chercher le nombre
Qui règle les plateaux.

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