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D’où viennent ces clameurs, ces sauvages transports ? — – Auguste Barbier

D’où viennent ces clameurs, ces sauvages transports ? — – Auguste Barbier

— D’où viennent ces clameurs, ces sauvages transports ? —
Seigneur, de cet îlot que la clémence habite.
C’est l’hôpital des fous. — Gondolier, passe vite,
Et fuyons au plus tôt de ces funestes bords.
Pauvres gens ! et pourtant tout autour de leurs corps

Est calme : la mer dort à leurs pieds, sur leurs têtes
Le ciel luit ; seuls en eux ils portent les tempêtes,
Tempêtes sans relâche et qui ne cesseront
Que le jour où la mort aura glacé leur front.

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