
Coucher de soleil – Albert Giraud

Le Soleil s’est ouvert les veines
Sur un lit de nuages roux :
Son sang, par la bouche des trous,
S’éjacule en rouges fontaines.
Les rameaux convulsifs des chênes
Flagellent les horizons fous :
Le Soleil s’est ouvert les veines
Sur un lit de nuages roux.
Comme, après les hontes romaines
Un débauché plein de dégoûts
Laissant jusqu’aux sales égouts
Saigner ses artères malsaines,
Le Soleil s’est ouvert les veines !























