
Chanson de printemps – Marie Krysinska

Ce premier rayon de soleil,
Au travers d’un nuage passant,
C’est comme un visage vermeil
D’amante guettant à la fenêtre,
Pour voir paraître
Le beau cavalier Printemps
Sur son fringant
Cheval blanc.
Hardi ! le galant chevaucheur
Que le sabot de ta monture
Sonne sur les routes en fleurs
Et dans la clairière pure !
Ouvre tes yeux séducteurs
Sur la nature engourdie,
Fais tressaillir les herbes et les cœurs
D’une nouvelle vie.
Que de tes mains généreuses
Tombe l’offrande attendue :
Des chansons plein les bois réveillés
Des violettes plein les rues
Et, plein les échos de voix mêlées
D’amoureux et d’amoureuses.





















