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Ah ! Que J’aime entendre ta voix ! – Renée Vivien

Petit hibou sur une branche d'érable sous la pleine lune, Hiroshige (1856)

Tableau : Petit hibou sur une branche d'érable sous la pleine lune, Hiroshige, 1856

Le soir, au bord moussu d’une verte fontaine,
Dans l’ombre du couchant, retenant notre haleine,
Nous nous sommes aimés au plus profond des bois.
Ah ! que j’aime entendre ta voix !

Avec de jolis mots frémissants de tendresse
Qui s’attardent, ainsi qu’une vague caresse,
Tu redis ton amour, Maîtresse de mon choix.
Ah ! que j’aime entendre ta voix !

À l’heure où, sans témoin, je me promène et rêve,
À l’heure où les soucis et les tourments font trêve,
J’écoute murmurer mon cœur comme autrefois.
Ah ! que j’aime entendre ta voix !

Quand tu recueilleras ma larme d’agonie,
À mon triste chevet, dans l’angoisse infinie,
Me consolant encor, tu presseras mes doigts,
J’aimerai le chant de ta voix.

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