
Je te vis, je t’aimais – Gustave Kahn

Tableau : Canal au clair de lune, Shoda Koho, 1930
Je te vis, je t’aimais,
je te revis, je t’aimais,
je t’ai revue, je t’aime encore.
Des valses passaient en dialogues d’oublis,
Toi, je t’avais vue, je t’ai reconnue,
des valses partaient pour les plaines d’oublis,
toi je t’adorais et t’adore encore.
Je t’ai reconnue à ton air d’oubli,
tu croyais la vie plus morose,
j’avais apporté un bouquet de roses,
tu l’as respiré et puis tu as ri,
Je t’ai revue et je t’aimais,
je t’ai revue, je t’aime encore.
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