
Sonnet – Franc-Nohain

Tableau : Hôtel, Charles Demuth, 1921
Lorsque le Printemps renouvelle
Fleurs et nids, fêtant son retour,
Les Poètes chantent l’Amour,
Vieille chanson toujours nouvelle.
Et près de moi, battant de l’aile,
Les rimes mêlaient tour à tour,
À de vieux airs de troubadour,
Leur voix délicieuse et frêle :
Et j’écoutais, l’âme ravie,
Et j’ai chanté, loin de la vie
Et des soucis de l’avenir ;
Et maintenant le vent enlève,
Si légères, ces fleurs du Rêve,
Et ces feuilles du Souvenir.
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