
Quatres gosses – Paul Éluard

Le gourmand dépouillé,
Gonflant ses joues,
Avalant une fleur,
Odorante peau intérieure.
Enfant sage,
Sifflet,
Bouche forcément rose,
Bouche légère sous la tête lourde,
Un a dix, dix a un.
L’orphelin,
Le sein qui le nourrit enveloppé de noir
Ne le lavera pas.
Sale
Comme une forêt de nuit d’hiver.
Mort,
Les belles dents, mais les beaux yeux immobiles,
Fixes!
Quelle mouche de sa vie
Est la mère des mouches de sa mort?























