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Ô monts justement fiers de vos pentes arides – Jean Moréas

Paysage avec village près d'une rivière, Tran Phuc Duyen (1951)

Tableau : Paysage avec village près d'une rivière, Tran Phuc Duyen, 1951

Ô monts justement fiers de vos pentes arides,
Ô bords où j’égarais mes pas,
Ô vagues de la mer, berceau des Néréides,
Que je fendais d’un jeune bras,

J’ai peur de vous revoir, mais c’est une folie :
Sied-il qu’un cœur comme le mien
Soit assouvi jamais de la mélancolie
De votre charme aérien ?

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