
LXXI. Je suis où tu es, nulle part – Anna de Noailles

Tableau : Le Palais Dario, Claude Monet, 1908
Je suis où tu es, nulle part.
Ni toi ni moi ne sommes plus !
Je vis vaguement, au hasard,
Sachant que tout est révolu,
Et ce que j’observe et ressens
Ne fait que fixer dans mes yeux
Le livide arrêt de ton sang
Sous l’indifférence des cieux !
Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié























