
LXII. Puisque jamais plus je n’écoute – Anna de Noailles

Tableau : Signal de tempête, Andrew Wyeth, 1972
Puisque jamais plus je n’écoute
L’univers, cet inconscient ;
Puisque nul pas sur nulle route
N’intrigue mon cœur patient ;
Puisque, sous un masque tranquille
Qui me vient d’avoir trop souffert,
J’attends que sorte de la ville
Pour entrer dans le sol ouvert
Ce corps qui vraiment eut des ailes
Et fut plus brillant que l’été,
Je bénis l’inutilité
De la tombe, — seule éternelle !
Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié























