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Lune au parc – Marie Krysinska

Lune au parc – Marie Krysinska

Le brillant visage de Diane
Du milieu des voiles nébuleux se dégage
Baigneuse abandonnée sur l’onde diaphane
De la nuit, mollement elle nage.

Et du reflet de cette face blanche
Tout s’est illuminé dans le Parc sommeillant,
Les allées, les arbres, les feuilles et les branches
Ont l’air pétrifiés par un rêve obsédant.

Les fleurs surgies au-dessus des parterres
Sont de petites mortes d’amour,
Le fond mystérieux des noirs fourrés s’éclaire
D’un équivoque et fantastique jour.

Des silhouettes de folie
Se gravent sur le saphir du ciel,
Un massif de marronniers a l’aspect cruel
D’une panoplie.

C’est le règne de l’Embûche et du Leurre,
De la Fallace et de la Fraude,
Des visions d’Espoir semblent rôder dans l’heure
Et c’est seulement notre Tristesse qui rôde.

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