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Les illuminations – Arthur Rimbaud

Les illuminations – Arthur Rimbaud

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la première impression,
en 1886, des Illuminations a été faite à l’insu du poète,
d’après un manuscrit en désordre et sans pagination. Ce manuscrit
avait été remis par Charles de Sivry, beau-frère de Verlaine, à Louis
Le Cardonnel, qui, par l’intermédiaire de M. Louis Fière, le fit tenir
à Gustave Kahn, alors directeur de la Vogue. Toutes les éditions
subséquentes sont la reproduction de celle de la Vogue. À défaut
du manuscrit en question, qui, par son graphisme et sa configuration,
nous eût sans doute aidé au classement, nous avons, prenant
pour guides des indications autobiographiques, essayé, dans la présente
édition, de placer les morceaux par ordre de dates, après avoir
divisé le tout en deux parties: Vers nouveaux et chansons, Poèmes
en prose. Et ce qui nous a décidé à opérer cette séparation d’ailleurs
logique, c’est l’étude approfondie du chapitre d’Une Saison en Enfer
intitulé «Alchimie du Verbe», et aussi la distinction bien espacée
faite par Verlaine dans les Poètes maudits entre ces vers et ces proses.

Les vers qui, dans l’édition courante des Œuvres de Jean-Arthur
Rimbaud, figurent aux «Poésies», de la page 102 à la
page 113, prennent dans notre classement leur place légitime. De
même, les proses réunies dans le même volume, pages 201 à 209,
sous le titre «Autres illuminations».

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