
La malédiction – Paul Éluard

Un aigle, sur un rocher, contemple l’horizon béat. Un aigle défend le
mouvement des sphères. Couleurs douces de la charité, tristesse,
lueurs sur les arbres décharnés, lyre en étoile d’araignée, les
hommes qui sous tous les cieux se ressemblent sont aussi bêtes sur la
terre qu’au ciel. Et celui qui traîne un couteau dans les herbes
hautes, dans les herbes de mes yeux, de mes cheveux et de mes rêves,
celui qui porte dans ses bras tous les signes de l’ombre, est tombé,
tacheté d’azur, sur les fleurs à quatre couleurs.























