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La déesse aux cent voix bruyantes – André Chénier

Vue de Venise, brouillard, Auguste Renoir (1881)

Tableau : Vue de Venise, brouillard, Auguste Renoir, 1881

La Déesse aux cent voix bruyantes
À du séjour sacré des âmes innocentes
Percé les ténébreux chemins.
Là, du jeune La Barre un bois triste et nocturne
Voit à pas lents errer loin de tous les humains
L’ombre superbe et taciturne.
La Nymphe ailée auprès de lui
Descend : « Viens, lui dit-elle, il est temps que ta haine
Pardonne à la race humaine.
Ta patrie est juste aujourd’hui. »

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