
Je sais, quand le midi – André Chénier

Tableau : La bascule, Robert Bordo, 2008
Je sais, quand le midi leur fait désirer l’ombre,
Entrer à pas muets sous le roc frais et sombre,
D’où, parmi le cresson et l’humide gravier,
La naïade se fraye un oblique sentier.
Là j’épie à loisir la Nymphe blanche et nue
Sur un banc de gazon mollement étendue,
Qui dort, et sur sa main, au murmure des eaux,
Laisse tomber son front couronné de roseaux.
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