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Introduction – Marie Krysinska

Introduction – Marie Krysinska

E play mi, quan li corredor
Fan las gens els avers fugir ;
E plai me quand vey aprop lor
Gran ren d’armatz ensems brugir ;
Et ai gran alegratge,
Quan vey fortz castelh assetjatz
Et murs foudre e derocatz
E vey l’ost pel ribatge
Qu’es tot entorn claus de fossatz,
Ab lissas de fortz pals serratz.
Mon mortel ennemi par eux a eu passage
…….a par eux eu passage
Écoute le vent qui est
Inquiet.
(Fernand Icre).
Mai vantera sa fraîcheur
Des fruits mœurs
Et sa féconde rosée,
La manne et le sucre doux,
Le miel roux,
Dont sa grâce est arrousée.
Si tu as jamais veu
Ce Dieu qui, de son char, tout rayonnant de feu
Brise l’air en grondant, tu as veu notre père.
La soie fleurie
Des longs corsages
Palpite d’amour libertine et discrète :
Les galants paniers
Où éclosent
Des roses
Brodées
Se bercent au rythme lent et mesuré
Du menuet.

Et près de l’oreille, vivante rocaille,
Le précieux éventail
Bat de l’aile comme un oiseau mourant,
Car le bien-aimé
(En pourpoint
De satin)
Y vient roucouler
Un mot si osé,
Vraiment,
Que sous la neige légère des cheveux,
Et près des souriantes lèvres,
Le gracieux visage devient aussi rose
Qu’une rose
En porcelaine de Sèvres.
Les talons
Vont
D’un train d’enfer
Sur le sable blond.
…….

Cependant le corps,
Sans nul désarroi,
Se tient tout droit,
Comme appréhendé au collet
Par les recors.

La danseuse exhibe ses bas noirs
Sur des jambes dures
Comme du bois,
Mais le visage reste coi
Et l’œil vert,
Comme les bois,
Ne trahit nul émoi.

Puis, d’un coup sec,
Comme du bois,
Le danseur, la danseuse
Retombent droits
D’un parfait accord,
Les bras le long
Du corps.
Et dans une attitude aussi sereine
Que si l’on portait
La santé
De la Reine.
……
— Ah ! pourquoi de vos yeux
Tant appeler mes yeux
Et pourquoi d’une folle étreinte me dire
Que tout est puéril,
Hors l’élan de nos cœurs
Éperdus, l’un vers l’autre, etc.
. . . . . . . . . . . . . . .

le poète

Il est vrai, mais la mode a changé de nos jours,
On pense rarement et l’on rime toujours.

la muse

Soit, je veux désormais dans mes vers bien limés
Que les Ris et les Jeux soient fortement rimés.
Je veux, en fredonnant la moindre chansonnette,
Au bout de chaque ligne attacher ma sonnette,
Mais ne vous plaignez point si quelquefois le sens
Oublié pour la rime…

le poète

Oublié pour la rime… Oubliez, j’y consens.
……………
De la lande attristée, vers le ciel d’or glorieux,
Monte la vieille croix de pierre
Aux héroïques bras jamais lassés,
De leur geste large ouvert, et sur qui les averses
Ont mis l’offrande des mousses.
………..
Et dans l’ombre commençante,
La vieille croix agrandie
Semble unir au sol le zénith
Comme un pont jeté
Sur les éthéréennes ondes,
Comme un sublime et symbolique pont, menant,
De la lande attristée, vers le ciel d’or glorieux.
……………

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