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En vain ma force se roidit – Albert Mérat

Brouillard sur l'eau, Issaak Levitan (1895)

Tableau : Brouillard sur l'eau, Issaak Levitan, 1895

En vain ma force se roidit.
C’est bien fini : je l’ai revue.
Elle était gaie. On aurait dit
Que je ne l’avais pas connue.

Quel changement subit et grand
Pourquoi suis-je resté le même ?
Son beau visage indifférent
Est à peine celui que j’aime,

Puisse l’oubli venir pour moi
De la douce vie ancienne !
— Ou bien, par une juste loi,
Qu’elle, un jour aussi, se souvienne !

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