Sélectionner une page

Coquelicots – Lucie Delarue-Mardrus

Matin pluvieux sur la Seine, Claude Monet (1898)

Tableau : Matin pluvieux sur la Seine, Claude Monet, 1898

Seule, je parcourais la colline punique
Et féroce, où guettaient encore des échos,
M’épouvantant de voir, le long des champs tragiques,
Ces mares de coquelicots.

De si vastes, profonds, écarlates espaces,
Nul n’en a jamais vu. Par places,
C’était, dans l’herbe haute où je me promenais,
Comme si, largement, les ruines saignaient…

— Serait-ce que la Souvenance
À travers cette terre où plus rien n’est vivant,
Incita le hasard vagabond et le vent
À ces semailles-ci qui demandent vengeance ?

Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié

Archives par mois