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Ce n’est pas sans plaisir qu’à l’abri d’un manteau – Auguste Barbier

Paysage avec village près d'une rivière, Tran Phuc Duyen (1951)

Tableau : Paysage avec village près d'une rivière, Tran Phuc Duyen, 1951

Ce n’est pas sans plaisir qu’à l’abri d’un manteau
Et couché tout du long sur le pont d’un vaisseau,
Par une belle nuit de lueurs constellée,
e me sens emporter sur la plaine salée.
Mêlée aux sons aigus du cri des matelots,
Autour de moi mugit la grande voix des flots ;
Le bois de la poulie au faîte des cordages
Gémit comme l’oiseau précurseur des orages,
La vapeur avec bruit s’épanche en jets fumeux ;
Mais au-dessus de moi le calme est dans les cieux,
Et je vois sur la voûte infinie, et sans voiles
Silencieusement resplendir les étoiles.

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