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Poème 192 – Pierre de Ronsard

Poème 192 – Pierre de Ronsard

Quand le grand œil dans les Jumeaus arrive,
Un jour plus dous seréne l’Univers,
D’épics crestés ondoient les chams vers,
Et de couleurs se peinture la rive.

Mais quand sa fuite obliquement tardive,
Par le sentier qui rouille de travers,
Atteint l’Archer, un changement divers
De jour, d’épics & de couleurs les prive.

Ainsi quand l’œil de ma deesse luit
Dedans mon cœur, dans mon se produit
Un beau printans qui me donne asseurance :

Mais aussi tost que son raion s’enfuit,
De mon printans il avorte le fruit,
Et à miherbe il tond esperance.

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