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A la porte de faustine – Joachim Du Bellay

A la porte de faustine – Joachim Du Bellay

La voici, la voici, cette affreuse maison qui enferme mes amours. Ah!
trop et trop cruelle porte!

C’est toi, insensible à mes plaisirs et à mes jeux et à mes amusements,
c’est toi qui par tes chaînes m’empêches d’être heureux.

Quant à l’affreux vieillard, maintenant peut-être, ô délicates lèvres de
rose, il vous suce, et dans ses bras, ô tendre corps, il te presse.

Et moi cependant, errant, hagard, sans âme et sans volonté, devant la
porte que je connais j’use le sol, pendant la nuit, à force d’y passer.

Je cherche autour de moi, avec des yeux de Lyncée, si quelque fente ne
va point par fortune s’ouvrir à mon regard.

Mais aucune ne s’ouvre; ou, si quelqu’une s’ouvre, tout est silencieux:
j’ai beau appeler, je ne vois point de passage où passer.

Malheur de moi! puisque je ne trouve aucun moyen d’arriver jusqu’au sein
chéri de ma maîtresse, même par la toiture.

VII

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