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À la muse – May Ziadé

Moulin, Piet Mondrian (1917)

Tableau : Moulin, Piet Mondrian, 1917

Imitant la voix
Du flot qui soupire,
Soupire, ô ma lyre !
Aimable, transpire,
Sur la ligne en croix !
Ingénue avide
Au bel œil limpide,
Rêveur, vague, humide,
Timide,
Languide,
Sommeillant parfois ;

Ah, remue tes si fins doigts
Avec les dentelles de l’onde !
Ô ma Muse jeune et féconde,
Retouche ta corde profonde,
Et chante une seconde fois,
Douce Vierge que j’entrevois !

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