
XXX. Le printemps naît subitement – Anna de Noailles
Le printemps naît subitement.
Le tiède éther est plus aimant.
Il semble qu’un heureux mystère,
Émergeant de l’œuf de la terre,
Comble l’espace aérien.
Il tente la nature et l’homme.
Écartant ces nouveaux liens,
Je songe à ce soupir dans Rome :
« J’ai été tout, et tout n’est rien ! »
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