
Rinçades d’œil – Théodore Hannon

Tableau : Givre splendide, Igor Grabar, 1905
Le Nord souffle, et pas dans ses doigts,
Il fait son sculpteur sur la digue
Et de chefs-d’œuvre il est prodigue…
Allons, mon cœur, fais ce que dois!
En bon régaleur de prunelles,
Ce Nord, le moins discret des vents,
Nous offre maints tableaux vivants
Dont les beautés sont éternelles.
Or, ces dames ne savent pas
Comment protéger leurs appas:
Deux mains, c’est trop peu, les pauvrettes,
Car du Nord le souffle suspect
Trousse et retrousse sans respect…
Et nous nous rinçons les mirettes.
XXVI
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