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Que m’importe que l’on te juge – Anna de Noailles

Autour de Bordighera, Issaak Levitan (1890)

Tableau : Autour de Bordighera, Issaak Levitan, 1890

Que m’importe que l’on te juge,
Qu’ignorant quel fut ton tourment
L’on parle maladroitement
De ton cœur, qui fut sans refuge ?

— Moi je n’oublierai pas le jour
Où j’ai vu, dans la triste chambre
Qu’un chaud soleil colorait d’ambre,
Dédaignant tout humain amour
Ton œil appeler au secours…

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