
Poème 14 – Pierre de Ronsard

Je vi tes yeus desous telle planete,
Qu’autre plaisir ne me peut contenter,
Sinon le jour, sinon la nuit, chanter,
Allege moi douce plaisant’ brunette.
O liberté combien je te regrette !
Combien le jour que je vi t’absenter,
Pour me laisser sans espoir tourmenter
En ceste genne, ou si mal on me traite !
L’an est passé, le vintuniesme jour
Du mois d’Avril, que je vins au sejour
De la prison, ou les Amours me pleurent :
Et si ne voi (tant les liens sont fors)
Un seul moïen pour me tirer dehors,
Si par la mort toutes mes mors ne meurent.























