
Poème 131 – Pierre de Ronsard

Œil, qui mes pleurs de tes raisons essuie’,
Sourci, mais ciel des autres le greigneur’,
Front estoilé, Trofée à mon Seigneur,
Qui dans ton jour ses dépouilles etuie’:
Gorge de marbre, où la beauté s’apuie,
Col Albastrin emperlé de bonheur,
Tetin d’ivoire, où se niche l’honneur,
Sein, dont l’espoir mes travaux desennuie:
Vous avés tant apâté mon désir,
Que pour souler la faim de son plaisir,
Et nuit et jour il faut qu’il vous revoie:
Comme un oiseau, qui ne peut sejourner,
Sans revoler, tourner, et retourner,
Aus bors conus pour i trouver sa proie























