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Ô mon esprit en feu, que vous me décevez – Jean Moréas

Fenêtres sur la mer, Karen Hollingsworth (1955)

Tableau : Fenêtres sur la mer, Karen Hollingsworth, 1955

Ô mon esprit en feu, que vous me décevez !
Comment de pauvres yeux sauraient-ils vous atteindre ?
J’ai vu ces sables blancs et ces rochers crevés,
Retraite désirée : ils ne sont point à peindre.

Mais qu’il se trouve ailleurs un ciel aérien
Où des caps sourcilleux lèvent un front superbe,
Quoi ! mon esprit, pour vous le plus rare n’est rien :
C’est la même beauté que vous mangez en herbe.

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