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Lune malade – Albert Giraud

Lune malade – Albert Giraud

O Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux,
Ton immense regard fiévreux
M’attire comme une musique !

Tu meurs d’un amour chimérique,
Et d’un désir silencieux,
O Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux !

Mais dans sa volupté physique
L’amant qui passe insoucieux
Prend pour des rayons gracieux
Ton sang blanc et mélancolique,
O Lune, nocturne phtisique !

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