
Lierre, que tu revêts de grâce bucolique – Jean Moréas

Tableau : Westminster, George Hyde Pownall, 1898
Lierre, que tu revêts de grâce bucolique
Les ruines des monuments !
Et tu me plais encor sur le platane antique
Qu’étouffent tes embrassements.
Mais je t’aime surtout, sombre et sinistre lierre,
À quelque fontaine pendu,
Et laissant l’eau couler, plaintive, dans la pierre
D’un bassin que l’âge a fendu.
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