
J’écoute sur ma lèvre, ô voix cyrénéenne – Jean Moréas

Tableau : Blé, Fairfield Porter, 1960
J’écoute sur ma lèvre, ô voix cyrénéenne,
Tes accents surhumains ;
Et quels faisceaux, brillant de l’eau castalienne,
Débordent de mes mains !
Mais vous m’étiez jadis, Muses, comme une forte
Liqueur riche en chaleurs,
Et mon âme à présent n’est qu’une belle morte
Gisante dans vos fleurs.
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