
Idylle maritime. Les Navigateurs – André Chénier

Et cet autel divin, tissu prodigieux
Que fit former Cynthus des rameaux tortueux
Qui s’élevaient au front de ses chevreuils sauvages
Par Diane frappés à travers ses ombrages.
Ta forte voix tonnant plus haut que la tempête…
Oui, le danger fini, les dieux sont oubliés.
Mais tout se paye enfin ; patience ; riez.
Quelque jour, agités de nouvelles tenipêtes,
Les dieux se souviendront quels débiteurs vous êtes.
Vous leur promettrez tout ; mais ils feront les sourds.
Un habile pilote, on ne l’a pas toujours !
Et vous irez là-bas dire aux noires peuplades
Si les îles du Styx égalent les Cyclades.























